Patrick Sorba a été criblé d'une quarantaine de balles  30/10/2012

L'autopsie de l'homme de 44 ans tué le 24 octobre dans une station-service à Propriano a révélé que la victime, armée au moment des faits, avait été criblée d'une quarantaine de balles, a-t-on appris lundi auprès du parquet d'Ajaccio. Patrick Sorba, qui était connu de la justice pour des infractions liées au trafic de stupéfiants et à la législation sur les armes, a été touché principalement à la tête, au thorax, et aux membres inférieurs, a précisé le parquet.

L'autopsie a révélé environ 80 orifices sur le corps, ce qui représente une quarantaine de projectiles en considérant les entrées et les sorties de balles, principalement de 7.62 mm et de calibre 12, a ajouté cette source. La victime était armée d'un 9mm automatique au moment des faits. Les armes utilisées par les tueurs, un fusil-mitrailleur et un fusil de chasse, ont été retrouvées au cimetière de cette station balnéaire dans un Mercedes incendiée. Ce véhicule avait été auparavant volé en Italie en 2010, selon le parquet. Pour l'instant, l'enquête de l'assassinat a été confiée à la DRPJ d'Ajaccio et des discussions étaient en cours lundi pour savoir si le dossier allait être transféré à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, chargée de la criminalité organisée. La décision devrait être prise rapidement, a indiqué le parquet. Le frère de la victime, Francis Sorba, condamné à plusieurs reprises pour des braquages liés à la bande dite du Valinco, du nom du golfe de Propriano, avait échappé à une tentative d'homicide le 1er novembre 2011 à Propriano.


Mitraillage de l'agence Corse matin de Bastia  17/09/2012

L'agence du quotidien Corse-Matin à Bastia a été la cible de tirs d'armes à feu dans la nuit de dimanche à lundi, qui n'ont pas fait de victime. D'après les premiers éléments, la devanture des locaux du quotidien à Bastia a été visée par sept tirs de calibre 9 mm aux alentours de 2H30. Lundi matin, un périmètre de sécurité a été établi autour de l'agence, qui reste pour l'instant fermée aux journalistes, le temps que la police analyse la scène. Le 26 mai 2011, c'est l'agence d'Ajaccio du journal qui avait été la cible d'un attentat à l'explosif, sans faire de blessé. Un incendie s'était déclaré et avait rapidement été maîtrisé par les sapeurs-pompiers. En octobre 2001, un attentat à l'explosif avait endommagé dans la nuit les locaux du quotidien à Aléria (Haute-Corse), avec des dégâts importants. En 1997, c'est la rédaction d'Ajaccio qui avait été visée, provoquant des dégâts moyens. En 1994, les mêmes locaux avaient été la cible d'une charge explosive. Enfin, en 1992, la porte vitrée de la même agence avait volé en éclats en début de soirée, peu après le départ du dernier journaliste.


Le FLNC revendique les attentats contre la grande distribution  13/09/2012

Le FLNC a revendiqué jeudi les attentats perpétrés lundi dernier contre sept magasins de la grande distribution dans l'île, dans un communiqué authentifié remis au magazine d'information Corsica. Le FLNC déclare que cette série d'actions contre la grande distribution "s'inscrit dans le droit fil des luttes sociales et syndicales de notre peuple face aux relais multiples du colonialisme français en Corse". L'organisation armée clandestine justifie ces attentats par les prix pratiqués par la grande distribution "qui n'ont jamais été aussi élevés en Corse", en parlant "de hausses sans aucune mesure avec les nécessités de la saison touristique". Le FLNC, opposé à "toute nouvelle implantation de grande surface" au détriment "du commerce de proximité corse", ajoute que "le peuple corse n'a pas vocation à supporter les excès des appétits des grands actionnaires de la grande distribution". Quatre supermarchés Leclerc, deux de la marque Casino et une grande surface d'articles de sport de la chaîne Décathlon avaient été plastiqués dans la nuit de dimanche à lundi.

Le Flnc a lancé un ultimatum à ces enseignes, "tenants du profit à tout prix", de "baisser significativement les prix pratiqués (...) avant le mois de décembre 2012". Depuis le début de l'année, l'organisation clandestine a revendiqué une vingtaine d'attentats en mai contre des résidences secondaires dans diverses régions de l'île et le plasticage en juillet à Balistra (Corse-du-Sud) contre un complexe immobilier appartenant à un banquier parisien, accusé de faire de la spéculation.


Nuit bleue : 7 attentats contre des grandes surfaces  10/09/2012

Sept supermarchés ont été plastiqués dans la nuit de dimanche à lundi en Corse, a-t-on indiqué de source proche de l'enquête. Quatre établissements de l'enseigne Leclerc ont été visés vers 01H00, l'un à Ajaccio et les trois autres en Haute-Corse (Bastia, Saint-Florent et Alistro). Les autres magasins visés sont le Géant Casino et un magasin d'articles de sports Décathlon d'Ajaccio, tous deux situés en périphérie. L'entrée du magasin Leclerc d'Ajaccio, proche du centre ville, a été détruite par une charge explosive, mais les dégâts ne semblent pas très importants.

Les investigations étaient en cours dans la nuit ainsi que l'évaluation des dégâts. Aucune indication n'a été fournie sur d'éventuelles victimes. Ces attentats n'ont pas été revendiqués. Des périmètres de sécurité ont été établis par la police et la gendarmerie autour des magasins visés et des équipes de démineurs se sont rendus sur place, de même que des représentants des parquets d'Ajaccio et de Bastia et à Ajaccio le coordonnateur des forces de sécurité, Jean-François Lelièvre.


Les militants d'U Rinnovu quittent Corsica Libera  06/09/2012

Un groupe de militants du parti indépendantiste corse Corsica Libera a annoncé jeudi faire scission. "Nous ne pouvons que constater avec regret que (...) l'expression de notre courant n'est plus possible au sein de la structure, et ce, quelles que soient nos propositions récentes: constitution d'une tendance d'idées ou fédéralisme de structures", ont déclaré ces militants du groupe Rinnovu Naziunali.

Le Rinnovu, qui avait contribué à la création de Corsica Libera, a indiqué dans un communiqué que la scission était prévisible depuis une assemblée générale du parti en février. Sept des huit représentants du Rinnovu au sein de l'exécutif de 21 membres de Corsica Libera s'en étaient retirés en mai, estimant ne plus pouvoir s'y exprimer et laissant prévoir une prochaine scission dont les prémices étaient apparus il y a plus d'un an, après l'assassinat d'un militant nationaliste. Certains dirigeants du Rinnovu avaient assisté, en août, aux journées internationales de Corte, mais leurs dirigeants n'avaient pas participé aux débats. "Militants de la cause nationale corse et fondateurs de la démarche Corsica Libera, nous demeurons fidèles aux principes, valeurs et objectifs politiques définis en février 2009 lors du congrès de la refondation (...).

Le principe d'un mouvement pluraliste à tendances avait alors été acté, tout comme le renouveau des pratiques et des hommes", est-il indiqué dans le communiqué. Pour le Rinnovu Naziunali, "cette dynamique nouvelle et salutaire approuvée par 10% des électeurs (aux élections territoriales de 2010, ndlr) a suscité un espoir au sein de notre peuple (et) nous restons pour notre part liés par cet engagement validé par les urnes." Regrettant que Corsica Libera "n'ait jamais permis véritablement la fusion", le Rinnovu prend acte de la décision de l'actuel exécutif du parti "de considérer (ses) militants et sympathisants comme séparés de fait". La formation nationaliste a annoncé qu'elle organiserait désormais ses débats et actions politiques séparément et que Paul-Félix Benedetti, membre du groupe de quatre élus de Corsica Libera à l'Assemblée de Corse, y serait son représentant officiel.


Fusillade d'Ajaccio : Charles Cervoni dans un état critique  02/09/2012

L'homme blessé par balles samedi soir dans le centre d'Ajaccio alors qu'il circulait en voiture se trouvait dans un état critique dimanche, a-t-on appris de source judiciaire. Inconnu des services de police, Charles Cervoni, 46 ans, serait un proche d'Alain Orsoni, président du club de football de l'AC Ajaccio (Ligue 1) et ancien leader nationaliste. D'après de premiers éléments qui restent à confirmer, il s'occuperait d'une buvette au stade François-Coty. Cervoni roulait vers 23H00 à bord de son 4x4 non loin de l'Hôtel Mercure lorsqu'il a été pris pour cible par un tireur assis à l'arrière d'un deux-roues qui a utilisé une arme automatique, selon une source proche de l'enquête.

La victime, encore consciente lors de son transport au centre hospitalier d'Ajaccio, a été touchée au thorax, à l'abdomen, au foie, ajoute cette source. Son état de santé est jugé critique. L'enquête a été confiée à la direction régionale de la police judiciaire d'Ajaccio.


Conférence de presse et création d'un nouveau FLNC  10/07/2012

Une vingtaine d'hommes cagoulés et lourdement armés s’est tenu autour d'un porte-parole dans le maquis, qui a lu un communiqué de huit pages annonçant ce qui s’apparente à une "scission" au sein du mouvement clandestin, sans pour autant vouloir la nommer.

Le groupe a affirmé vouloir "donner une parole et une structuration plurielle au FLNC".

Après avoir fait le constat "d’une crise politique, économique, sociale et morale" qui frappe la Corse, ce nouveau FLNC a lancé un triple message, aux clandestins, aux mouvements publics et au président de la République, François Hollande. Estimant que "le FLNC n’a plus à être une direction politique", la vingtaine d’hommes a souhaité repositionner la lutte clandestine, prônant un usage de la force là où les moyens publics sont inopérants et en cas d’agression, mais précisant "par souci de lisibilité et de clarification" qu’ils ne lèveront pas d’impôt révolutionnaire, "les ennemis de la Corse ne pouvant garantir leur sécurité au nom de l’argent roi".

Refusant l’opposition autonomiste/indépendantiste, ce nouveau mouvement appelle "[leurs] frères patriotes de Femu a Corsica", mouvement nationaliste modéré, à "transcender leur discours, assumer leurs succès électoraux et se positionner en fer de lance de la lutte d’émancipation… sans s’opposer au choix le plus souverainiste de l’indépendance". Dans son communiqué, ce FLNC veut réengager une réflexion sur le droit à l’autodétermination. Il insiste sur le rôle historique des mouvements indépendantistes et appelle ce courant à se renforcer sans évoquer toutefois les tensions au sein de Corsica Libera entre l’ex-Rinnovu et l’ex-Corsica Nazione. Questionnés par les journalistes, les hommes présents affirment que l’apparition de leur mouvement n’a pas de lien direct avec ces divergences internes aux indépendantistes et qu’ils laissent les mouvements publics libres de leur choix. Les clandestins n’ont pas souhaité commenter la revendication de l’assassinat de Christian Leoni par le FLNC-UC pour venger un de ses militants et n’ont pas voulu préciser s’ils avaient déjà mené des actions violentes. Ils appuient et saluent "l’action de résistance des espaces politiques, syndicats, associations culturelles et surtout de défense de l’environnement (…) qu’ils soutiendront chaque fois que certains chercherons à les intimider".

Ce nouveau FLNC adresse enfin un message au président François Hollande pour "commencer une nouvelle ère". Il demande "la reconnaissance du fait colonial corse(…), l’initiation d’une révision constitutionnelle pour que le peuple corse puisse maîtriser son destin, et la libération de tous les prisonniers politiques". Estimant qu’il n’est pas l’heure de déposer les armes, il espère obtenir rapidement une solution politique négociée.

Cette prise de parole rejoint largement dans son argumentation, sa structuration et sa coloration politique celle portée jusqu’alors par le FLNC-UC. Elle semble trouver sa justification avant tout dans un rapport de force interne à la clandestinité plus que dans des divergences idéologiques. Une traduction cagoulée des luttes qui agitent le mouvement public indépendantiste au bord de la rupture, même si les positions sur le fond, diffèrent à la marge sur les relations à avoir avec les nationalistes modérés et le rôle précis du mouvement clandestin entre ce FLNC dernier né et le FLNC-Union des Combattants.


Procès du FLNC : de 12 ans de prison à l'acquittement  03/07/2012

Onze peines de prison ferme allant de 5 mois à douze ans ont été prononcées mardi aux assises de Paris à l'encontre de nationalistes corses, la plupart âgés d'une vingtaine d'années, pour quinze attentats attribués à une "cellule jeunes" du FLNC-UC en 2007 et 2008. Sur les dix-huit accusés du procès qui a duré un mois, la cour d'assises spéciale de Paris, uniquement composée de magistrats professionnels, a prononcé deux acquittements, dont celui de Christophe Giannesini, contre lequel dix ans de réclusion avaient été requis et en détention préventive depuis 2008. D'une manière générale, la cour a prononcé des peines moins sévères que les réquisitions de l'avocat général, qui avait réclamé une peine de vingt ans de réclusion et plusieurs de dix et seize ans. Les juges ont également prononcé quatre peines de sursis allant de trois à dix-huit mois et une dispense de peine. Parmi les actions jugées: un tir de roquette contre la caserne de CRS d'Aspretto, le mitraillage du tribunal d'Ajaccio au cours duquel un éclat de projectile s'était fiché dans le portefeuille d'un CRS, un attentat à la grenade contre la préfecture de région, des plasticages de la DDE... Les accusés, dont dix comparaissaient détenus, ont généralement reconnu les faits au fil de l'enquête et à l'audience. Ils faisaient partie d'une "cellule jeunes" du FLNC-UC (Union des combattants), principale organisation indépendantiste clandestine corse, montée en 2007 à Ajaccio, entre copains de quartier, d'enfance, de lycée. Tous ont mis ces opérations sur le compte d'erreurs de jeunesse et la plupart ont affirmé vouloir passer à autre chose. "Maintenant j'ai 23 ans et je voudrais sortir le plus vite possible pour commencer ma vie", avait déclaré mardi matin, avant le début des délibérations, Joseph Gheraldi. "Je souhaite oublier tout ça", a affirmé Anthony Pais, 24 ans. Les peines reflètent différents niveaux d'implication dans les faits, distinguant les accusés qui ont simplement caché une arme, prêté une voiture, échangé des informations; les participants directs aux opérations; ceux qui les ont pensées et organisées. C'est contre ces derniers que les condamnations ont été les plus sévères, avec une peine de douze ans pour Paul Istria, un nationaliste de 54 ans décrit comme l'homme qui "tire les ficelles". Ce qu'il a farouchement nié jusqu'au bout. Vingt ans avaient été requis à son encontre. Deux autres peines de douze ans, une peine de huit ans, une de sept ans, une de six ans, une de cinq ans et une de quatre ont été également été prononcées. L'interpellation, le 7 juillet 2008, d'Istria en Corse-du-Sud avait marqué le démantèlement de la cellule. La veille, il avait participé à une réunion de plusieurs mouvements nationalistes, à Corte, dans le but de refonder le nationalisme corse. A la veille du verdict, une luxueuse résidence secondaire appartenant à un banquier parisien a été gravement endommagée par un attentat à l'explosif près de Bonifacio (Corse-du-Sud), mené par un commando qui a brièvement retenu ses occupants avant de les relâcher et s'est revendiqué du FLNC
Onze peines de prison ferme allant de 5 mois à douze ans ont été prononcées mardi aux assises de Paris à l'encontre de nationalistes corses, la plupart âgés d'une vingtaine d'années, pour quinze attentats attribués à une "cellule jeunes" du FLNC-UC en 2007 et 2008. Sur les dix-huit accusés du procès qui a duré un mois, la cour d'assises spéciale de Paris, uniquement composée de magistrats professionnels, a prononcé deux acquittements, dont celui de Christophe Giannesini, contre lequel dix ans de réclusion avaient été requis et en détention préventive depuis 2008. D'une manière générale, la cour a prononcé des peines moins sévères que les réquisitions de l'avocat général, qui avait réclamé une peine de vingt ans de réclusion et plusieurs de dix et seize ans. Les juges ont également prononcé quatre peines de sursis allant de trois à dix-huit mois et une dispense de peine. Parmi les actions jugées: un tir de roquette contre la caserne de CRS d'Aspretto, le mitraillage du tribunal d'Ajaccio au cours duquel un éclat de projectile s'était fiché dans le portefeuille d'un CRS, un attentat à la grenade contre la préfecture de région, des plasticages de la DDE... Les accusés, dont dix comparaissaient détenus, ont généralement reconnu les faits au fil de l'enquête et à l'audience. Ils faisaient partie d'une "cellule jeunes" du FLNC-UC (Union des combattants), principale organisation indépendantiste clandestine corse, montée en 2007 à Ajaccio, entre copains de quartier, d'enfance, de lycée. Tous ont mis ces opérations sur le compte d'erreurs de jeunesse et la plupart ont affirmé vouloir passer à autre chose. "Maintenant j'ai 23 ans et je voudrais sortir le plus vite possible pour commencer ma vie", avait déclaré mardi matin, avant le début des délibérations, Joseph Gheraldi. "Je souhaite oublier tout ça", a affirmé Anthony Pais, 24 ans. Les peines reflètent différents niveaux d'implication dans les faits, distinguant les accusés qui ont simplement caché une arme, prêté une voiture, échangé des informations; les participants directs aux opérations; ceux qui les ont pensées et organisées. C'est contre ces derniers que les condamnations ont été les plus sévères, avec une peine de douze ans pour Paul Istria, un nationaliste de 54 ans décrit comme l'homme qui "tire les ficelles". Ce qu'il a farouchement nié jusqu'au bout. Vingt ans avaient été requis à son encontre. Deux autres peines de douze ans, une peine de huit ans, une de sept ans, une de six ans, une de cinq ans et une de quatre ont été également été prononcées. L'interpellation, le 7 juillet 2008, d'Istria en Corse-du-Sud avait marqué le démantèlement de la cellule. La veille, il avait participé à une réunion de plusieurs mouvements nationalistes, à Corte, dans le but de refonder le nationalisme corse. A la veille du verdict, une luxueuse résidence secondaire appartenant à un banquier parisien a été gravement endommagée par un attentat à l'explosif près de Bonifacio (Corse-du-Sud), mené par un commando qui a brièvement retenu ses occupants avant de les relâcher et s'est revendiqué du FLNC
AFP


Tiuccia : un restaurateur victime d'une tentative d'assassinat  01/06/2012

Un restaurateur a été blessé par balle vendredi lors d'une tentative d'homicide dans la station balnéaire de Tiuccia (Corse-du-Sud) près d'Ajaccio, a-t-on appris de source proche du dossier. Sébastien Angelotti, 34 ans, a reçu un projectile dans l'épaule vers 03H00 après avoir été pris pour cible par un tireur alors qu'il fermait son établissement. Le cuisinier du restaurant a pu lui porter secours et la victime a été transportée par les pompiers à l'hôpital d'Ajaccio. L'enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie. M. Angelotti est la troisième personne travaillant dans le secteur de l'hôtellerie-restauration victime d'une tentative d'homicide cette semaine en Corse. Un employé d'une résidence hôtelière de Patrimonio (Haute-Corse), Pierre Casanova, a été légèrement blessé par balles mercredi par deux hommes en moto. Ceux-ci se seraient trompés de cible, leur objectif étant d'assassiner le propriétaire de l'étalissement, déjà menacé, ont expliqué les victimes lors d'une conférence de presse. Lundi, le gérant d'un restaurant de plage de Ghisonaccia (Haute-Corse), Olivier Sisti, a été grièvement blessé par balles sur son lit d'hôpital à Bastia. Il se trouvait en réanimation dans une chambre gardée par la police après une précédente tentative d'homicide, le 21 mai à Aléria, au lendemain de la destruction par incendie de son restaurant de plage. M. Sisti avait déjà été la cible de tueurs en octobre 2010 à Ghisonaccia.


Attentat contre une agence immobilière à Bastia  16/05/2012

Une agence immobilière du centre-ville de Bastia a été la cible d'un attentat à l'explosif mardi soir, qui n'a pas fait de victime et n'a pas été revendiqué. L'explosion s'est produite peu avant 23H30 dans la rue César Campinchi. Un périmètre de sécurité a été dressé alentour et une équipe de démineurs intervenait sur les lieux, où se trouvaient plusieurs représentants des autorités. Plus de vingt attentats à l'explosif avaient déjà été recensés au cours du week-end contre des résidences secondaires réparties sur toute l'île, "une telle série laissant présager l'action d'un groupe clandestin", selon une source proche de l'enquête. Aucune revendication officielle n'a été reçue et une seule inscription FLNC a été retrouvée sur les lieux de l'un des attentats découverts durant le week-end.


Poursuite de la Grève à la SNCM  07/05/2012

La grève des marins CGT de la SNCM et de La Méridionale (ex-CMN), qui réclament l'application des mêmes lois sociales pour toutes les compagnies de navigation assurant les liaisons Corse-continent, a été reconduite lundi, a-t-on appris de source syndicale et auprès des directions. Selon Frédéric Alpozzo, délégué CGT à la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), l'assemblée générale a voté "à l'unanimité" la poursuite de la grève, déclenchée le 2 mai et qui bloque à quai tous les navires. La CGT exige que les navires de la société privée Corsica Ferries, battant pavillon italien et dont les équipages sont multinationaux, soient inscrits, comme ceux de la SNCM et de La Méridionale, au premier registre maritime prévoyant l'application des lois sociales françaises. Une délégation syndicale s'était entretenue vendredi dernier avec le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, après le dépôt le 22 mars au Sénat d'une proposition de loi communiste prévoyant l'imposition du pavillon premier registre à toutes les compagnies. La CGT, qui avait écrit à François Hollande pour connaître sa position sur cette proposition de loi, a indiqué que le porte-parole du PS, Benoît Hamon, s'était "clairement prononcé en faveur de l'adoption" de celle-ci. Le syndicat réclame désormais des engagements écrits. Il a été reçu lundi à la fédération PS à Marseille, qui a promis de transmettre le message au niveau national. "Maintenant que le président des injustices est parti, nous attendons que le président de la justice la rende", a déclaré M. Alpozzo, craignant un "nouveau plan social annoncé pour septembre à la SNCM, avec un scénario à la SeaFrance", la société de ferries liquidée le 9 janvier. Dans une "lettre ouverte aux responsables de la CGT des marins de Marseille", le comité de direction de la compagnie a dénoncé leur "logique de destruction manifestement jusqu'au-boutiste". Il a qualifié cette nouvelle grève "d'une petite minorité" (150 personnes sur 1.700), qui a "l'arrogance de bloquer toute la compagnie", d'"insulte aux salariés" et de "crachat au visage (de ses) clients insulaires, transporteurs en particulier". Selon la direction, la compagnie a perdu en six jours de grève "17.000 passagers et plus de 1.100 remorques, ce qui représente une perte de 1,8 million d'euros" au profit de son principal concurrent, Corsica Ferries. "Ce mouvement est un magnifique cadeau fait à notre principal concurrent" et "mène la compagnie à une voie sans issue", poursuit la direction dans sa lettre. "Pour satisfaire aux ambitions personnelles politico-syndicales d'un petit groupe, vous mettez la compagnie en danger", dit-elle. "Il n'y a aucune négociation possible sur les revendications que vous portez et donc pas de sortie positive possible de ce conflit qui n'a rien d'interne", a-t-elle ajouté. Pour la direction, "ce mouvement est un sabotage pur et simple du travail mené (...) pour renouveler la délégation de service public (avec la Collectivité territoriale de Corse qui ne s'est pas exprimée, ndlr) et préparer notre avenir".


Résultats présidentielles en Corse  07/05/2012

Résultat Présidentielle - 2e tour - Corse
I : 220.313
V : 168.162 E : 158.947
Abs : 23,67%

François Hollande 70.148 (44,13%)
Nicolas Sarkozy 88.799 (55,87%)


Drame de Furiani : 20 ans déjà  05/05/2012

Une centaine de personnes s'est réunie samedi en fin de matinée au stade de Furiani en Corse pour les 20 ans de ce drame qui avait fait 18 morts et plus de 2.300 blessés, après l'effondrement d'une tribune, a constaté un journaliste de l'AFP. Les familles des victimes et plusieurs survivants, dont une femme en fauteuil roulant, ont déposé tour à tour des gerbes de fleurs et des plaques commémoratives devant la stèle en honneur aux victimes. En silence, la plupart des personnes ne cachaient pas leur émotion. Le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, présent depuis hier dans l'île pour ces commémorations, s'est aussi recueilli devant la stèle, au côté du président de la Ligue Corse de football, Marc Riolacci. "Le drame de Furiani est commémoré par la +France du football+ car aucune rencontre ne va se dérouler aujourd'hui que ce soit en Ligue 1, Ligue 2, National, CFA...", a déclaré Noël Le Graët, qui a assisté vendredi à un "Tournoi du Souvenir" rassemblant des équipes de jeunes sur le stade de Lucciana, près de Bastia. Interrogé sur une possible "sacralisation" de cette journée du 5 mai demandée par le Collectif des victimes qui souhaite que plus aucune rencontre ne se déroule ce jour-là, M. Le Graët a déclaré qu'un comité de suivi avait été mis en place et qu'il rendrait ses conclusions probablement en septembre. La FFF analysera ces propositions et décidera ensuite la façon dont elle compte commémorer le drame de Furiani, a-t-il précisé. Le 5 mai 1992, quelques minutes avant le coup d'envoi de la demi-finale de la Coupe de France opposant le SC Bastia à l'Olympique de Marseille, dans le stade chauffé à blanc, une tribune métallique géante de 10.000 places s'effondrait comme un château de cartes.


Les tableaux volés au Musée Fesh réapparaissent  05/05/2012


Les quatre tableaux de très grande valeur volés le 19 février 2011 au Palais Fesch-Musée des Beaux-Arts d'Ajaccio ont été retrouvés vendredi soir sur un parc de stationnement de la ville, "en parfait état", sur la foi d'une information anonyme, a indiqué samedi le parquet. "Les quatre tableaux, en parfait état, ont été retrouvés vendredi vers 19h00 sur un parking situé à la sortie Nord d'Ajaccio à la suite d'un coup de téléphone anonyme à la juge d'instruction chargée du dossier", a déclaré le procureur de la République à Ajaccio, Thomas Pison. Datant des XIVe, XVe, XVIe et XVIIe siècles, ces oeuvres (une "Pentecôte" de Mariotto di Nardo, une "Vierge à l'enfant" de Bellini, une autre d'un anonyme ombrien et "Midas à la source du fleuve Pactole" de Nicolas Poussin) sont des pièces majeures des collections du Palais Fesch, qui abrite la deuxième collection de peinture italienne après celle du Louvre à Paris. La juge d'instruction Charlotte Dauriac, qui avait reçu l'appel anonyme, s'est immédiatement rendue sur place avec des enquêteurs de la police judiciaire et a trouvé les oeuvres. L'un des tableaux était emballé dans un sac en plastique et les trois avis été déposés contre un un mur, a précisé M. Pison lors d'un point de presse. Les tableaux ont été placés sous scellés au palais de justice d'Ajaccio et seront rendus lundi au musée, a-t-il ajouté. Le magistrat a souligné que la Direction régionale de la police judiciaire chargée de l'enquête avait "très bien avancé" sur ce dossier. Un gardien de nuit du musée avait été mis en examen le 21 février 2011, deux jours après la disparition des tableaux.


Bastia retrouve l'élite  24/04/2012

Le retour de Bastia dans l'élite coïncide avec les 20 ans du drame de Furiani. 18 personnes étaient mortes et plus de 2000 blessées dans l'effondrement d'une tribune dix minutes avant la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et Marseille.
Bastia, très large leader de L2, avec 15 points d'avance sur le 4e à cinq matches du terme, grâce à son succès sur Châteauroux (2-1) lundi en clôture de la 33e journée, est quasiment assuré de retrouver la Ligue 1 la saison prochaine, sept ans après sa relégation.

Dans un stade plein comme aux plus grands jours et tout de bleu coloré, Bastia et Jérôme Rothen ont fait chaviré de bonheur les spectateurs au coup de sifflet final.

Rothen veut continuer en Corse

L'ancien Parisien Jérôme Rothen, arrivé cette saison à Bastia, a par ailleurs affirmé qu'il souhaitait continuer l'aventure avec le club corse. "Je n'ai pas vécu tout ça pour quitter le navire", a déclaré l'ancien attaquant reconverti en milieu de terrain.

"Je n'ai pas envie de lâcher à l'étage supérieur. Réussir cela au bout de même pas un an, c'est au-delà de mes espérances", a ajouté Rothen, qui assurait dès le mois d'octobre que Bastia avait les moyens de retrouver l'élite.

"Si ce retour en L1 peut redonner le sourire aux familles qui ont tant souffert... C'est un moment tellement fort. 20 ans après, c'est beaucoup d'émotion, ce sont des choses à jamais gravées dans ma mémoire", a ajouté l'ancien Monégasque, arrivé en Corse au sortir de prêts peu concluants en Ecosse et en Turquie.


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